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Chroniques d'une esthète engagée

Chroniques d'une esthète engagée

"Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. (...) Il épuise en lui tous les poisons, pour n'en garder que les quintessences." Rimbaud


Majeure et [trop] vaccinée ? Des questions piquantes et des réponses pour vous aiguiller.

Publié par 4ng3 sur 25 Mai 2015, 23:19pm

Catégories : #santé, #médicament, #vaccin, #enquête, #journalisme

Cette enquête a été réalisée en novembre 2014 pour un hebdomadaire local qui ne l'a finalement jamais publiée. Après 7 mois d'hésitations, consciente de la polémique, je mets enfin les pieds dans le plat. Les références sur lesquelles je me base sont en bas de page. Je dispose des enregistrements et des comptes rendus écrits des interviews utilisées. Les enregistrements ont été réalisés avec l’accord des interviewés.

---- Nous sommes le 27 mai 2015, le nouveau calendrier vaccinal n’a toujours pas été voté en Nouvelle-Calédonie. L'actuel date de 2013. ----

En beaucoup trop bref…

La Nouvelle-Calédonie est compétente en matière de santé. Chaque année, le calendrier vaccinal est revu sur la base des recommandations du Haut Comité de la Santé Publique (HCSP) ainsi que les conseils d’un Comité d’experts locaux. Si les autorités sanitaires en Nouvelle-Calédonie ne sont pas en mesure de justifier pourquoi 4 vaccins sont obligatoires sur le territoire et ne le sont pas dans l’Hexagone, il est tout de même à noter qu’ils protègent les Calédoniens contre des maladies infectieuses potentiellement mortelles, dont on voit réapparaître quelques épidémies dans les pays les plus avancés. Alors, entre quelques doses d’aluminium dont les effets sont moins observables et une épidémie de polio, de rougeole etc., quel est le moindre mal ?

En revanche, il est important de garder en mémoire que la vaccination obligatoire est un véritable trésor pour l’industrie pharmaceutique. Les scandales AH1N1 et la polémique actuelle sur le vaccin HPV nous révèlent le poids de ce lobby. La vaccination massive dans un contexte non épidémiologique, ou avec peu de recul sur les effets pratiques du vaccin peut se révéler dangereuse, voire mortelle. Est-ce le cas pour le vaccin Gardasil® commercialisé par Sanofi-Pasteur, censé prévenir le cancer du col de l’utérus ? En avril 2014, on dénombre en France 2000 cas d’effets indésirables dont 4 morts inculpant ce dernier. En 2012, le cancer du col de l’utérus a fait 1102 morts en France, ce qui en fait la 45ème cause de décès.

Ce qui est certain, c’est que l’ « on ne nous dit pas tout ».

La vaccination en question

Arrêtées en avril 2014, les données de pharmacovigilance en France dénombrent 2000 cas d’effets indésirables dont 500 graves et 4 morts inculpant le vaccin Gardasil, censé prévenir le cancer du col de l’utérus. La polémique a tant et si bien enflé qu’à la fin du mois d’avril on dénombrait plus de 30 plaintes à son encontre. Pourtant, François Hollande souhaite le généraliser et ce vaccin n’est pas le seul à être remis en cause. Découvrez ce qui se cache sous la mention « obligatoire » de notre calendrier vaccinal ?

La Nouvelle-Calédonie compte près d’une dizaine de vaccins obligatoires de plus que sa grande sœur métropolitaine. Un calendrier vaccinal qui donne à réfléchir aux nouveaux-venus de l’Hexagone. Le BCG, l’hépatite B, le DTcaPolio (diphtérie-tétanos-polio-coqueluche acellulaire-Haemophilus b), l’IDR 5 (intradermo réaction à la tuberculine), le ROR (rougeole-oreillons-rubéole) : 5 vaccins contre 10 maladies sont obligatoires sur le territoire. En Métropole, seul le second est obligatoire, contre 5 maladies. Comment se justifie cette différence ? Pourquoi les vaccins inquiètent-ils ? Qu’en disent les autorités compétentes ? Et que penser du petit dernier, fortement recommandé en Nouvelle-Calédonie : le vaccin HPV (human papilloma virus) qui défraie la chronique ?

Majeure et [trop] vaccinée ? Des questions piquantes et des réponses pour vous aiguiller.

Pourquoi la Nouvelle-Calédonie compte-t-elle autant de vaccins obligatoires ?

La Nouvelle-Calédonie est compétente en matière de santé. Chaque année, le calendrier vaccinal est revu sur la base des recommandations du Haut Comité de la Santé Publique (HCSP) ainsi que les conseils d’un Comité d’experts locaux composé de virologues de l’Institut Pasteur, bactériologues, pédiatres, infectiologues du CHT qui se réunit une fois par an et donne son avis. Le calendrier vaccinal actuel est amené à changer, les nouveautés sont en cours de délibération et les médecins de la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales (DASS) espèrent voir un aboutissement avant la fin de l’année. Le vaccin contre le pneumocoque devrait devenir obligatoire, et l’âge de vaccination contre le papillomavirus être abaissé à 11 ans.

« Nous avons vraiment simplifié notre calendrier vaccinal pour nous rapprocher le plus possible du calendrier métropolitain, avec quelques particularités qui ressemblent plus aux DOM TOM comme Mayotte ou la Guyane. Tous les vaccins, à part le DTcaPolio également obligatoire en Métropole, sont justifiés par notre épidémiologie locale » justifie le docteur Anne Pfannstiel, responsable de la vaccination à la DASS (Direction des Affaires Sanitaires et Sociales en Nouvelle-Calédonie). « Les gens oublient qu’on vient de très, très loin. Les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas connu les épidémies, la poliomyélite etc. Pour les adultes qui ont connu ça, ça leur parait impensable de ne pas se faire vacciner. La vaccination protège aussi les autres ! Ceux qui n’ont pas connu ces épidémies ne se rendent pas compte de l’énormité de l’avancée qu’ont permis ces vaccins. En Afrique ils subissent toujours la polio et c’est incroyable de voir encore des enfants français qui ne soient pas vaccinés contre ! On est exposé aux virus et aux bactéries et on se défend grâce aux vaccins, mais elles ne sont pas éradiquées. Elles n’apparaissent pas mais elles sont là » ajoute Laurence Chantoiseau, pharmacienne inspectrice. Anne Pfannstiel complète : « la seule maladie qui a été éradiquée c’est la variole. Toutes les autres, non. L’OMS espérait éradiquer la polio et la rougeole mais avec ces recrudescences d’épidémies - du fait que les gens ne vaccinent plus - ils sont loin de l’éradiquer. Nous bénéficions d’une meilleure couverture vaccinale sur le territoire. Il faut que les gens comprennent que c’est obligatoire pour protéger tout le monde !»

En réalité, « l’épidémiologie locale » explique essentiellement l’obligation de se faire vacciner contre la tuberculose (BCG) : « en métropole le BCG n’est plus obligatoire mais fortement recommandé à la naissance dans les zones où il y a une incidence, c’est-à-dire dans les grandes villes ou pour les populations migrantes. Ici, nous avons à peu près le même taux d’incidence que dans ces zones » précise le docteur Pfannstiel. L’incidence, c’est le nombre de nouveaux cas déclarés chaque année. Pour la tuberculose, la promiscuité est le principal facteur épidémiologique. « Ici les gens vivent en tribu, il y a de la promiscuité : c’est d’autant plus important de les vacciner » conclue Anne Pfannstiel sur le sujet. Bien que la promiscuité justifie une vaccination obligatoire contre la tuberculose, dans les zones à risques du monde entier, le docteur Pfannstiel semble oublier que près de 75% de la population Calédonienne vive dans la capitale, et non en tribu. Heureusement pour elle, cette fameuse promiscuité existe aussi à Nouméa…

Quant à la rougeole, la responsable de la DASS rappelle qu’en 1989 une épidémie a sévit, alors que seule une injection du vaccin était obligatoire. 10 ans après, certains enfants en mourraient encore alors qu’ils avaient été contaminés bébés.

Les autres vaccins qui sont obligatoires sur le territoire et non pas en Métropole ne recevront pas d’explication scientifique détaillée de la part des experts de la DASS, ni au cours de cet entretien, ni dans les ressources disponibles sur leur site Internet.

Concrètement, que reproche-t-on à la vaccination ?

Les dépenses de santé en prévention coûtent plus de 5 milliards d’euro à la France, vaccins compris. Difficile d’en savoir plus sur le coût de la vaccination massive pour l’Etat, bien qu’il soit possible de l’imaginer grâce au prix du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) : 350€ les trois doses… Prendre des mesures de vaccination obligatoire ou de gratuité d’un vaccin pour le généraliser, cela revient à financer les laboratoires privés avec de l’argent public. Avec un chiffre d’affaires de près de 33 milliards €, dont environ 11% proviennent des vaccins, et un bénéfice net de près de 4 milliards € en 2013, Sanofi, le géant européen, est la preuve vivante que la santé est un business qui rapporte. Les sommes en jeu sont conséquentes, de quoi fonder la suspicion qui se généralise peu à peu à l’encontre de « Big Pharma » et ses activités de lobbying.

Par exemple, plus de 60% des experts du Haut Comité de la Santé Publique (HCSP) membres des 2 comités chargés de donner leurs recommandations sur les vaccins Gardasil et Cervarix (contre le cancer du col de l’utérus) ont des liens d’intérêt avec les laboratoires concernés par ces produits, comme nous le verrons plus bas. Un conflit que les responsables locales de la vaccination ne semblent pas connaître. Frédérique Ducrocq, pharmacienne en charge de la vaccination à la DASS, assure que le « Haut Conseil de la Santé Publique n’a pas de lien avec des industriels de la santé. Par contre, le rapport qu’a rendu l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, ndlr) en 2003 a été contesté par des associations de patients. Du coup l’ANSM a mis en place un nouveau comité de pilotage. »

Ces liens d’intérêt ne sont pas les seules raisons qui poussent les sceptiques de la vaccination à croire que l’Etat a cédé à la pression du lobby de la santé. Des polémiques ont été soulevées, sur les risques que ces injections préventives font courir à l’être humain : l’aluminium présent dans chaque dose est-il toxique ? Le vaccin contre l’hépatite B a-t-il causé des cas de sclérose en plaque ? Quant au vaccin HPV, les doutes à son encontre sont si nombreux qu’ils seront détaillés plus bas. A ces reproches, que répondent les autorités compétentes locales ?

« Les gens ne savent pas que ça fait des années qu’ils sont vaccinés, eux, leurs parents, leurs enfants, avec des vaccins qui contiennent les mêmes doses d’aluminium. Et il n’y a pas de problème ! D’un seul coup ils découvrent que les vaccins contiennent de l’aluminium et cela crée la polémique. Il faut remettre les choses dans leur contexte… Si les doses étaient supérieures aux normes autorisées on ne vaccinerait pas les gens ! Bien sûr qu’il peut y avoir des allergies aux vaccins comme il peut y en avoir à l’alimentation, au toucher et à n’importe quoi ! Et puis, les gens ont tendance à oublier les maladies pour lesquelles les vaccins nous protègent : la plupart sont mortelles pour une part de la population ou laissent des séquelles, aussi bien in utero que chez les nouveau-nés. A contrario, en Nouvelle-Calédonie aucun médecin n’a déclaré d’effet secondaire causé par un vaccin. A part les gens qui se plaignent de montée de température, par exemple, ce qui est une réaction normale puisqu’on vous injecte un corps étranger pour faire réagir le corps » répond Anne Pfannstiel. A savoir que chaque médecin se doit de déclarer tout effet secondaire inattendu après un vaccin.

« Pour le moment, le seul rapport opposable [aux craintes concernant la présence d’aluminium dans les doses] est celui du Haut Conseil de la Santé Publique qui date du 11 juillet 2013 et qui conclue qu’on ne peut pour le moment pas opposer de façon scientifique que l’aluminium peut être dangereux dans les doses contenues dans cas vaccins », assure Laurence Chantoiseau, avant de poursuivre : « ce qu’il faut préciser c’est qu’on se vaccine une fois et qu’on met des cosmétiques qui contiennent de l’aluminium tous les jours. »

De manière plus technique, une dose d’aluminium comprise entre 1 et 2 microgrammes/jour/kg de l’être vacciné est considérée non toxique. « En moyenne, un vaccin contient entre 0,125 mg/dose et 0,5 mg/dose. Il est évident que l’aluminium est toxique, mais à des doses plus élevées que dans ce que l’on trouve dans les vaccins, selon le rapport du 11 juillet 2013 du Haut Comité de la Santé Publique (HCSP), et si on le prend de façon quotidienne. En ce qui concerne l’absorption, l’aluminium se répartit surtout dans le système osseux, poumon et foie. Le cerveau arrive bien après. Donc les effets que l’on incombe à l’aluminium contenu dans les vaccins ne sont pas pertinents en raison de sa répartition dans le corps humain : Alzheimer, myofasciite, maladies débilitantes, asthénies ou fatigues chroniques : tout ce qui touche le système nerveux ou musculaire », précise Frédérique Ducrocq, pharmacienne en charge de la vaccination à la DASS.

Quant aux craintes sur un lien de causalité entre le vaccin contre l’hépatite B et des cas de sclérose en plaque (SEP), les pharmaciennes assurent qu’il n’y a aucune preuve : « rien n’est démontré de façon scientifique et les seules études qui ont été menées elles prouvent que le lien n’existe pas. Ils ont pris des cohortes de personnes vaccinées et non vaccinées. Dans les deux cohortes, le taux d’apparition de sclérose en plaque était le même » expose Frédérique Ducrocq. Laurence Chantoiseau explique que « ceux qui développent une SEP alors qu’ils ont été vaccinés, l’auraient eue sans vaccin. C’est un problème génétique qui cause la SEP, pas un vaccin. » Faut-il douter de telles affirmations, basées sur des études scientifiques (dont nous n’avons pas eues les références) ? Eh bien, tout dépend de qui a financé les études citées…

Pour conclure sur le sujet, Laurence Chantoiseau, la pharmacienne inspectrice du territoire, assure qu’ « il y a moins de sceptiques de la vaccination sur le Caillou qu’en Métropole. Quand on dit aux gens que le vaccin est recommandé, donc qu’ils ont le choix, ils commencent à avoir un doute. Quand c’est obligatoire, la population adhère beaucoup plus facilement.»

Pourtant, le mouvement ne se cantonne pas à la France. Près d’1% de la population des Etats-Unis est sceptique quant à la vaccination. En Belgique, le mouvement a commencé des suites du scandale AH1N1 ; le Royaume-Uni se bat contre la crainte que le vaccin de la rougeole ne provoque des cas d’autisme (le Premier Ministre Tony Blair lui-même aurait refusé de dire si son fils avait été vacciné) ; et un sondage datant de mars 2012 a révélé que seuls 43,5% des Suisses étaient favorables à l’idée de rendre les vaccins obligatoires…

Contacté par nos soins, Sanofi-Pasteur n’a pas eu assez de 5 jours pour répondre à ces polémiques : « Les questions posées nous demandent une mobilisation en interne qui n'est pas simple au vu de votre timing. » Pour pallier à cela, un entretien avec le responsable de la communication afin d’apporter des éléments de réponse nous a été offert, 3 jours ouvrés plus tard que le délai imparti, et un dossier sur l’aluminium nous a été fourni.

Bien que les responsables manquent de justifications au calendrier vaccinal bien plus fourni en Nouvelle-Calédonie qu’en France métropolitaine, il faut garder à l’esprit que les 10 vaccins obligatoires sur le territoire combattent des maladies infectieuses dont les épidémies ont marqué la face du monde.

D’après le rapport « Les statistiques sanitaires mondiales » de l’Organisation Mondiale de la Santé, en 2012 « plus de 140 000 habitants des pays à revenu élevé ont eu la coqueluche, une maladie grave chez le nourrisson et évitable par la vaccination. » La tuberculose, l’infection des voies respiratoires inférieures et la méningite (ces deux dernières sont prévenues en partie par le vaccin contre le pneumocoque) demeurent respectivement les 16ème, 2ème et 19ème causes de mort prématurée les plus fréquentes dans le monde en 2012.

En 2013, la rougeole a causé la mort de 145 700 décès dans le monde, l’hépatite B plus de 780 000, la tuberculose, maladie infectieuse la plus meurtrière au monde après le VIH/SIDA : 1,5 millions. La pneumonie est la principale cause de mortalité chez les enfants de moins 5 ans, pour 15% du nombre total de décès, soit une estimation de 935 000 enfants de moins de 5 ans en 2013. La rougeole est un autre fléau sur cette même tranche d’âge, avec environ 100 000 morts en 2012. La poliomyélite a atteint 416 enfants, dont 5% à 10% décèdent selon les statistiques.

Le vaccin HPV : polémique et conflits d’intérêt. Un journaliste scientifique local détaille la problématique.

Bien plus virulent que le papillomavirus, la pétition qui s’oppose à son vaccin compte déjà plus de 300 000 signatures. Le cancer du col de l’utérus a fait 1102 morts en 2012, selon un rapport de l’Institut de Veille Sanitaire en 2011 « Projection de l’incidence et de la mortalité par cancer en France en 2011 ». L’étude souligne que « pour les cancers du col de l’utérus, de l’ovaire, l’incidence (nombre de nouveaux cas de cancer par an, ndlr) continuerait à diminuer ».

Majeure et [trop] vaccinée ? Des questions piquantes et des réponses pour vous aiguiller.

Le cancer du col de l’utérus serait la 45ème cause de décès en France (il n’est pas toujours facile de distinguer cancer du col et cancer du corps de l’utérus). Il ne s’agit donc pas d’une épidémie ou d’une priorité en matière de santé publique. Et pourtant, une campagne de vaccination dans les écoles ainsi que la gratuité du vaccin sont en projet. A 350€ les 3 injections de Gardasil, commercialisé par Sanofi-Pasteur, contre un millier de décès, cette campagne puisant dans les fonds publics en période d’austérité est-elle bien justifiée ?

Jérémy Anso, doctorant en biologie et auteur du blog de santé et de nutrition « Dur à avaler » (6400 abonnés, cité par le Huffington Post, France 2 ou NC 1ère), a décortiqué les liens d’intérêt entre les experts du HCSP et l’industrie pharmaceutique. Il explique la stratégie gagnante des laboratoires : « les cancers sont des maladies sur du long terme. Donc ce sont les plus intéressantes pour les laboratoires pharmaceutiques parce qu’ils peuvent essayer de prouver une efficacité indirecte, comme ce qu’ils ont fait avec le Gardasil : ils ont prouvé l’efficacité du vaccin sur des infections qui peuvent causer le cancer du col de l’utérus. Ensuite, ils ont 15 à 20 ans de marge avant d’obtenir des résultats. Si les résultats ne sont pas là ils pourront toujours dire que ce n’est pas de leur faute puisqu’ils ont bel et bien fait leur travail de recherche… »

En France, 70% des décès causés par un cancer du col de l’utérus seraient dus aux souches 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV), couvertes par le virus Gardasil en plus des souches 6 et 11. Le lien entre HPV et cancer du col de l’utérus est cependant encore contesté. Le vaccin Cervarix, commercialisé par GlaxoSmithKline (GSK), couvre les souches 16 et 18. Ces infections causent des lésions qui, dans 90%, se résorbent d’elles-mêmes. Ce virus se retrouve chez 80% de la population sexualisée. Les cancers causés par ces infections sont observés 20 à 50 ans après la contamination. Un autre moyen de prévenir ces cancers : le frottis. Il éviterait entre 70% et 90% des cancers du col de l’utérus. Les autorités de santé françaises précisent d’ailleurs que le vaccin ne se substitue pas au frottis, mais qu’ils sont complémentaires. Pourtant, l’un aurait un effet sur 2 souches du papillomavirus incriminées dans 80% des cancers du col utérin, et l’autre moyen prévient de façon certaine entre 70% et 90% des cas…

Majeure et [trop] vaccinée ? Des questions piquantes et des réponses pour vous aiguiller.

Le vaccin Gardasil est incriminé dans le monde entier. En France, une trentaine de plaintes ont été déposées à l’encontre de Sanofi-Pasteur et de l’ANSM pour « blessures involontaires ». 4 morts pourraient également lui être imputées. Au Royaume-Uni en 2008, une jeune fille de 12 ans s’est retrouvée dans un état critique 30 minutes après une injection, et a été admise à l’hôpital 2 jours après. En Australie on a dénombré 3 cas de pancréatite apparus immédiatement après la vaccination. Les médecins ont demandé une importante révision du Gardasil et les autorités enquêtent sur l’existence d’un lien entre les 2 événements. Aux Etats-Unis 1 212 filles se sont retrouvées infirmes après avoir été vaccinées, 656 cas ont vu leur pronostic vital engagé et l’on dénombre plus de 5000 effets secondaires graves pour 176 décès… Au niveau mondial, sur 127 millions de doses distribuées, soient au moins 40 millions de jeunes filles vaccinées, plus de 26 000 cas d’effets indésirables ont été rapportés, dont une centaine de sclérose en plaque.

Pourtant, l’HCSP recommande dans son rapport du 10 juillet 2014 « Vaccination contre les Infections à Papillomavirus Humain » d’abaisser l’âge de la vaccination à 9 ans et de la proposer en milieu scolaire.

Faut-il douter de l’indépendance du Haut Comité ? D’après Jérémy Anso, oui. « Des études ont prouvé qu’un tiers des conclusions que peuvent tirer les scientifiques en situation de conflit d’intérêt ne sont pas objectives mais biaisées en faveur du sponsor. Au-delà de ce fait, les chercheurs ont l’obligation légale de publier une déclaration publique d’intérêt, ce qui prouve que ces liens peuvent altérer le jugement. Le scandale du Médiator nous rappelle qu’il est possible, par des méthodes d’échantillonnage ou par le biais des interprétations, de biaiser les résultats scientifiques d’une étude » expose-t-il.

Dans le cas du rapport rendu par le HCSP, 26 membres sur 47 ayant participé au rapport sont en situation de conflit d’intérêt avec l’un des laboratoires impliqués dans les vaccins Gardasil et Cervarix (Sanofi Pasteur et GSK), démontre-t-il sur son blog Dur à Avaler, après étude des déclarations publiques d’intérêt des experts concernés. Non seulement cela, mais les études sur lesquelles ces experts basent leurs recommandations ont été soient financées par les laboratoires impliqués, soient comptent au moins un auteur en situation de conflit d’intérêt. Les conclusions du rapport sont les suivantes :

« L’efficacité vaccinale du Gardasil ® et du Cervarix ® sur les infections HPV, l’incidence des condylomes et des lésions précancéreuses ne sont que des présomptions scientifiques. »

« L’immunité de groupe acquise par ces vaccins est au mieux une présomption scientifique, au pire un faible niveau de preuve scientifique. »

Autrement dit, comme l’écrit très justement le blogueur, « l’ensemble des points soulevés par les experts de l’HCSP ne reposent au mieux que sur des présomptions scientifiques et au pire sur de faibles niveaux de preuve scientifique ».

Quant aux cas d’effets indésirables, les liens de causalité avec le vaccin ont été inspectés lors d’études financées par… Sanofi-Pasteur et GSK…

« Le vaccin a été produit il y a 5 ans seulement, ce qui signifie que l’on n’a même pas le recul nécessaire sur la prévalence ou l’apparition d’un cancer du col de l’utérus, puisqu’il ne se déclenche pas avant 15 ou 20 ans après l’infection. Lancer un vaccin aussi rapidement et le rendre potentiellement obligatoire sans connaître son efficacité peut être dangereux » conclue Jérémy Anso.

En bref…

Si les autorités sanitaires en Nouvelle-Calédonie ne sont pas en mesure de justifier pourquoi 4 vaccins sont obligatoires sur le territoire et ne le sont pas dans l’Hexagone, il est tout de même à noter qu’ils protègent les Calédoniens contre des maladies infectieuses potentiellement mortelles, dont on voit réapparaître quelques épidémies dans les pays les plus avancés. Alors, entre quelques doses d’aluminium dont les effets sont moins observables et une épidémie de polio, de rougeole etc., quel est le moindre mal ?

En revanche, il est important de garder en mémoire que la vaccination obligatoire est un véritable trésor pour l’industrie pharmaceutique. Les scandales AH1N1 et la polémique actuelle sur le vaccin HPV nous révèlent le poids de ce lobby. La vaccination massive dans un contexte non épidémiologique, ou avec peu de recul sur les effets pratiques du vaccin peut se révéler dangereuse, voire mortelle.

Ce qui est certain, c’est que l’ « on ne nous dit pas tout ».

Chloë Ange

Mes références :

Le Docteur Anne Pfannstiel, responsable de la vaccination à la DASS, la pharmacienne inspectrice du territoire, Laurence Chantoiseau et la pharmacienne en charge de la vaccination à la DASS, Frédérique Ducrocq, en une seule interview

Le blog Dur à Avaler et son auteur, Jérémy Anso, en interview

Le site de l’Organisation Mondiale de la Santé

Le dépliant de la DASS sur la tuberculose en Nouvelle-Calédonie, accessible via leur site

Une séries de diapositives type « Powerpoint » de Sanofi-Aventis, sur l’incidence de l’aluminium dans les vaccins

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F724.xhtml

http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20140404.OBS2688/exclusif-cancer-du-col-de-l-uterus-pourquoi-le-vaccin-gardasil-fait-peur.html

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=actu-pst-2014-gardasil-vaccin

http://www.letelegramme.fr/france/vaccination-nouvelle-offensive-contre-le-gardasil-03-04-2014-10105968.php

http://www.sylviesimonrevelations.com/article-gardasil-le-prochain-scandale-66230415.html

http://www.thierrysouccar.com/sante/info/les-vaccins-antipapillomavirus-efficaces-et-non-dangereux-878

http://www.onnouscachetout.com/forum/topic/4050-le-vaccin-bcg-et-tuberculose/

http://www.expat-blog.com/forum/viewtopic.php?id=326250

http://www.infovaccin.fr/

http://avn.org.au/

http://www.dass.gouv.nc/portal/page/portal/dass/programme_actions_contre_maladies/vaccinations

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/10/22/22952-vaccination-pharmacie-proposition-qui-provoque-colere-medecins

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